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CAVAILLON (84)   Parasol d'Or

Ancienne cité cavares, Cavaillon tient aujourd’hui sa renommée de la fameuse cucurbitacée originaire d’Afrique (ou d’Asie, les avis divergent) dont raffolait l’écrivain Alexandre Dumas. Nous parlons du melon bien évidemment. Celui-ci est importé au moyen-âge par Charles VIII. Au début, c’est la variété ’’cantaloup’’ qui est cultivée dont le fruit est ovale, lourd et à grosses côtes. Ce n’est qu’à partir de 1825 que l’on commence à cultiver le ’’charentais’’.

Le 19ème siècle est riche en innovations techniques révolutionnant l’agriculture. Les terres vauclusiennes sont fertiles. Cavaillon ne fait pas exception et bénéficie également du développement des canaux d’irrigation. La culture de la garance s’essouffle avec l’avènement des colorants synthétiques. D’autres cultures de fruits et légumes sont alors développées. La production maraîchère connaît alors un véritable essor et l’agriculture devient le pivot de l’économie de la ville. D’autant plus que les récoltes sont désormais facilement écoulées via les transports ferroviaires. En effet, cavaillon bénéficie de la construction du PLM (1868), train qui relie Paris, Lyon et la Méditerranée.

Seconde moitié du 19ème siècle. Les marchés cavaillonais connaissent leur âge d’or, tant et si bien que le lieu qui les accueille devient exigu. Il faut trouver un lieu où il pourra s’épanouir. Ce sera la place du clos qui durant des décennies est le cœur battant de la cité. Producteurs et marchands s’y retrouvent quotidiennement dès 1892. L’aménagement de cette place s’accompagne de l’installation de nombreux cafetiers. Ceux-ci sont même indissociables du marché devenant pour ainsi dire une base logistique des maisons d’expédition.

Les méthodes de commercialisation et d’expédition des produits agricoles ont tellement changé depuis 1870 que le marché du clos en changeant d’échelle change également de nature. Il traite principalement au gros de 3h à 10h ou 11h du matin selon les saisons. Dans un premier temps il est doublé le jeudi et devient quotidien à l’été 1892. 1894, le marché est florissant et nombre de vendeurs et acheteurs s’y presse devant une colossale quantité de fruits et légumes. La productivité s’accroît sans cesse, grignotant toujours plus d’espace. On arrache même les 20 derniers platanes de la place pour gagner en espace en 1957. Emerge alors à cette époque l’idée d’un marché-gare. C’est en 1965 que le min verra le jour sur l’emplacement occupé par le marché aux raisins depuis 1950 sur le parc à voitures de l’hippodrome. 7 hectares d’équipements sont alors réalisés.




source. clichés du passé Marché de la place du Clos. source. clichés du passé source. clichés du passé
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source. clichés du passé