La route des marchés en Provence
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GRAND LOTO - SAMEDI 6 FEVRIER 2016 - SORGUES   GRAND LOTO - SAMEDI 6 FEVRIER 2016 - SORGUES

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BOLLENE (84)   Parasol d'Or

   Le saviez-vous ? Le marché de Bollène a plus de 500 ans…... c’est en 1481 que le vice-légat d’Avignon autorise par ordonnance la création d’un marché. Celui-ci est fixé au samedi jour consacré à la vierge. A cette époque nombres dates de foires coïncident avec les dates de célébrations des saints patrons des villes et villages ou fêtes religieuses tel fût le cas par exemple de la foire du 2 février (purification),ou celle du 3 mai (invention de la croix).

   Il en sera de même pour la foire du 11 novembre coïncidant avec la Saint-Martin, saint patron de la ville de Bollène. Elle  est autorisée en 1538 par une bulle du cardinal de Clermont, légat d’Avignon. C’est alors la quatrième foire existant sur la ville de Bollène. Il s’y faitsait commerce de chevaux, poulains, moutons et denrées alimentaires. Elle débutait le jour de la Saint Martin et durait trois jours. C’est aujourd’hui la seule foire pérenne sur la ville.

   Au fil des siècles, le jour du marché sera plus d’une fois déplacé: du  samedi au jeudi puis au lundi (1712), vendredi (1704). C'est en 1866 qu'il  retrouve finalement le lundi …. Le marché se déroulait dans le temps sur la place Queyrade – alors appelée place carrée-  s’y vendaient, volailles, gibier, fruits, graines, fromage ou grains. Sous les arcades de la place, des pierres à mesurer les grains étaient installées. Pour ce qui est de la viande et du poisson, c’était la ville qui fournissait et installait les étals.

  Jusqu’au XVIIIème la population est essentiellement d’essence rurale. L’on vend le surplus de sa production sur le marché. Les terres bollénoises sont effectivement propices au travail de la terre, grâce aux cours d’eau qui bordent la ville (le Lez ou le Béal surnommé le ‘’tournefol’’ permettant l’irrigation des terres.

            La révolution industrielle apportera de nombreux changements dans la vie économique et sociétale de la ville. La révolution agraire apporte la mécanisation du travail des champs, la création de canaux d’irrigation permet un plus large arrosage des terres, et l’on développe la production de fruits et légumes que l’on ne cultivait pas auparavant.

   La culture des vers à soie aura également son importance entre le 18ème et le début du 19ème. Les déchets de soie étaient également utilisés ce que l’on appelle la ‘’filosselle’’ étoffe commune qui était portée par les personnes les plus modestes l’été.

    Autre produit phare du 19ème siècle, l’argile réfractaire qui sera longtemps exploitée dans un premier temps pour la fabrication de poterie puis de briques. Cette industrie qui aura largement contribué à l’accroissement de la population bollénoise déclinera après 1940.

    Du fort passé rural de la ville, subsiste une production dont le succès ne se désavoue pas : le vin bien sûr, que l’on produit sous l’appellation Côtes-du-Rhônes…





source. clichés du passé